Information Jeunesse en Val d'Oise

L’insertion des jeunes

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Les jeunes qui sortent du circuit scolaire sans formation ou diplôme leur permettant de s’insérer sur le « marché du travail »,   bénéficient de dispositifs de prise en charge qui leur sont propres.

Ces prises en charge varient en fonction de l’âge.
Une catégorie de dispositifs s’adresse aux moins de 16 ans, une autre aux plus de 16 ans.

Prise en charge de l’insertion des jeunes de moins de 16 ans

Comment ça marche :

L’insertion des jeunes de moins de 16 ans est confiée à l’Éducation nationale, dans la mesure où ces jeunes sont soumis à l’obligation scolaire. Dans la théorie, et ceci quel que soit le niveau d’enseignement atteint, ces jeunes doivent pouvoir être intégrés dans une formation professionnelle, et ceci avant leur sortie du système éducatif.

Qui est concerné :

Les parcours d’insertion proposés s’adressent aux collégiens prêts à sortir du système éducatif sans diplôme, sans qualification, sans projet de formation et sans espoir d’insertion professionnelle directe, donc vraiment sans solution.
La prise en charge peut être demandée à partir de l’âge de 13 ans et à tout moment de l’année scolaire.

Les démarches :

La prise en charge peut être demandée à partir de l’âge de 13 ans, à tout moment de l’année scolaire, via le principal du collège qui est le premier interlocuteur pour obtenir un suivi personnalisé en matière d’insertion. La demande est ensuite transmise au « groupe d’aide à l’insertion » (Gain) ou à la « cellule de veille » de l’établissement.
L’institution scolaire agit en partenariat avec les acteurs du RPIJ, « réseau public de l’insertion des jeunes », qui oeuvrent sur l’insertion des jeunes : CIO, réseau information jeunesse…

Comment se déroule la prise en charge ?

Au titre de la mission générale d’insertion de l’Éducation nationale (MGIEN), le Gain ou la « cellule de veille » proposent différentes formations de courte durée. Le but étant d’amener les jeunes concernés à obtenir un titre ou un diplôme à finalité professionnelle.
Plusieurs types d’actions sont proposés :
Actions de remobilisation dans un premier temps :
SIO :  sessions d’information et d’orientation
CIPPA : des cycles d’insertion professionnelle par alternance
Ithaque : des itinéraires personnalisés d’accès à la qualification et au diplôme
Modal : des modules d’accueil au lycée

Actions qualifiantes et diplômantes
Deux dispositifs permettent de tenter de ne pas sortir sans diplôme et sans qualification :
– les formations intégrées (FI),
– les modules de repréparation à l’examen par alternance (Morea).

Adaptation à l’emploi
Pour préparer l’entrée dans la vie active, les jeunes ont souvent accès à des formations complémentaires d’initiative locale (FCIL).
La prise en charge au titre de la MGIEN peut se poursuivre au-delà des 16 ans, notamment à travers les  » plates-formes de suivi et d’appui aux décrocheurs « .

Pour en savoir plus sur tous ces dispositifs, l’ONISEP a publié un dossier très complet sur le sujet du décrochage scolaire au collège.

Prise en charge de l’insertion des jeunes de plus de 16 ans

Comment ça marche :

Il s’agit d’ un accompagnement individualisé et global qui doit tenir compte des problèmes d’insertion sociale et professionnelle spécifiques de chacun.
C’est pourquoi cette prise en charge ne se limite pas à la recherche d’une formation ou d’un emploi durable, mais doit aussi pouvoir traiter les questions relatives au logement, au transport, à la santé, à l’autonomie financière.

Qui est concerné :

Les dispositifs d’accompagnement s »adressent à tout jeune entre 16 et 25 ans, mais prioritairement à ceux  sans projet de formation et sans emploi, ou en emploi précaire.

Les démarches :

Ce sont les missions locales qui sont chargées de la mise en oeuvre de ces dispositifs d’accompagnement, et du suivi des jeunes concernés.
La mission locale est un espace d’intervention au service des jeunes. Chaque jeune accueilli bénéficie d’un suivi personnalisé dans le cadre de ses démarches. La prise en charge peut être demandée à tout moment et intervient immédiatement. Elle est gratuite.

Comment se déroule la prise en charge ?

Après un bilan individuel et quelques recherches, les jeunes signent le plus souvent un contrat d’insertion dans la vie socialeCIVIS – qui ouvre droit à une aide financière spécifique.
Plusieurs solutions concrètes peuvent être proposées :
– Obtention d’un contrat d’aide à l’insertion : contrat de professionnalisation, contrat unique d’insertion – CUI, insertion par l’activité économique – IAE
– Intégration d’une école de la deuxième chance – E2C
– Entrée dans un centre Défense deuxième chance – EPIDE
– Accomplissement d’un service civique

– Signature d’un volontariat dans les armées
– Entrée dans une formation financée par le conseil régional ou l’État, en vue de l’obtention d ‘un titre ou d’un diplôme à finalité professionnelle